Agression à la sortie d'une boite gay de Toulouse.

Publié le par NicQ

Quatre coups de couteau à la sortie de la boîte de nuit

Agression. Un homme a été blessé au dos et à la nuque, hier matin, à la sortie de la discothèque le Shanghai Club.

INFO DU 31/08/09.
L'agression a eu lieu de l'autre côté de la chaussée, face à l'entrée de la discothèque. Photo DDM, Michel Viala.
L'agression a eu lieu de l'autre côté de la chaussée, face à l'entrée de la discothèque. Photo DDM, Michel Viala.
L'agression a eu lieu de l'autre côté de la chaussée, face à l'entrée de la discothèque. Photo DDM, Michel Viala.

L'heure de la fermeture approche au Shanghai Club, l'une des plus anciennes discothèques de Toulouse, ouverte en 1970. Il est près de 7 heures, ce dimanche matin, et la musique techno branchée résonne encore à l'intérieur de la boîte de nuit. Devant l'établissement, situé dans l'hyper-centre de Toulouse, rue de la Pomme, les clubbers fument une cigarette, discutent, avant de rentrer se coucher ou de finir en « after ». Le quartier est endormi, mais un groupe parle plus fort que les autres. Le ton monte entre deux individus. La lame est soudaine. Tout le monde s'écarte. Un homme tombe, blessé au dos et à la nuque. Selon les premiers éléments de l'enquête, quatre coups de couteau sont donnés. Des cris retentissent dans la rue. L'agresseur ne demande pas son reste, et prend la fuite. L'homme est secouru par des témoins de l'agression, mais il perd beaucoup de sang.

Des témoins entendus

Les services de secours devront lui donner des soins sur place, et l'emmener à l'hôpital. Les blessures se révéleront finalement superficielles, et l'homme pourra être entendu par les enquêteurs. Des témoins de la scène, dont certains auraient pu être des amis de l'agresseur, ont également été interrogés. Ils devraient aider les enquêteurs à localiser l'auteur des coups de couteau. Par ailleurs, la boîte de nuit est équipée de caméras de vidéosurveillance. On ne sait pas, pour l'heure, si elles ont pu filmer l'agression.

Dans le quartier, quelques heures à peine après l'agression, les commerces ouvraient leurs portes et accueillaient des clients avides de profiter d'un dimanche ensoleillé. Le patron d'un bar de la place Saint-Georges, situé à une trentaine de mètres à peine du lieu de l'agression, confiait avoir arrêté, depuis quelques années, d'ouvrir ses portes tôt le dimanche matin. « Avant, on ouvrait à 8 heures. Mais la rue était dans un tel état de délabrement, après la sortie de boîte de nuit, que cela effrayait les clients : urine sur les murs, déchets, pour ne pas dire plus… » Du côté des riverains de la rue de la Pomme et de la rue des Arts, cette agression suscite des réactions contrastées. Pour un voisin, la boîte de nuit « ne pose pas de problèmes. Cela fait trente ans qu'elle existe et les nuisances sont minimes ». Mais un autre dit « avoir l'habitude de tout fermer, car le matin, surtout le dimanche, il y a beaucoup de bruit dans la rue. »

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