ça fait l'actu : Le SMIC n'augmentera pas 170%
Le Smic ne devrait augmenter que de 1,05% en juillet
NOUVELOBS.COM | 12.06.2009 |
L'Insee vient d'annoncer une baisse des prix, qui aura une répercussion sur l'augmentation du salaire minimum au 1er juillet 2009. Les syndicats appellent à un coup de pouce du gouvernement.
Le Smic horaire est actuellement fixé à 8,71 euros (sipa).
Le Smic était provisoirement estimé à 1,25%, ce qui correspond à la moitié du gain annuel de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO), et ce, conformément au code du travail.
L'évolution du SHBO sera confirmée le 19 juin, et l'annonce de la hausse du Smic aura lieu le22 juin devant la Commission nationale de la négociation collective (CNNC, syndicats, patronat, gouvernement). La revalorisation prendra effet au 1er juillet.
Utilité du Smic en temps de crise?
Les règles relatives au Smic ont été fixées peu après mai 1968, et sous l'influence de l'époque, puis ont été réformées par le gouvernement en 2008. A partir de 2010, la revalorisation aura lieu le 1er janvier.
Une revalorisation des minima sociaux, pensions et retraites, ainsi qu'une augmentation supplémentaire par le gouvernement du Smic afin de compenser la diminution des prix, sont demandées par les syndicats qui appellent à se mobiliser samedi. François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT a déclaré lundi 8 juin : "Je demande au gouvernement d'être logique. Ou il augmente le Smic, ou il change le système d'aides aux entreprises (...) totalement centré sur le Smic". Il a par ailleurs souligné que moins les entreprises payaient leurs salariés, plus elles étaient aidées par des allègements de cotisations patronales.
Selon les syndicats, la récession se nourrirait de la faiblesse des salaires. Selon cette logique, des revenus peu importants pèsent sur la consommation. Les ménages se voient donc obligés de s'endetter, sachant que l'endettement a provoqué la crise économique aux Etats-Unis.
Le gouvernement s'oppose à tout coup de pouce
A l'opposé, le gouvernement considère que tout coup de pouce supplémentaire au Smic risque de pénaliser des emplois. Ce qui a été conforté lundi par un groupe d'experts de cinq économistes qui ont jugé que "les hausses du Smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d'années", avec "des conséquences incontestablement défavorables".
Selon Philippe Askenazy, un autre économiste du CNRS, si "le salaire minimum n'est pas une réponse à la crise immédiate, il devient fondamentalement une norme sociale dans une économie sans repère". Il a écrit dans la même note récente de la fondation Terra Nova (gauche), que le Smic était "un outil de stabilisation de long terme des économies développées de marché, du partage entre le capital et le travail".
(Nouvelobs.com avec AFP)
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