Mais on vous le jure, Moody's est indépendant !

Publié le par NicQ

L'Assemblée s'attaque au budget d'austérité pour 2012

Publié le 18-10-11 à 08:02    Modifié à 11:51     par Le Nouvel Observateur avec AFP     8 réactions

Pour tenter d'apaiser les marchés, les députés discuteront de l'application du plan d'austérité annoncé par François Fillon.

Une vue générale de l'hémicycle de l'Assemblée nationale (AFP)Une vue générale de l'hémicycle de l'Assemblée nationale (AFP)

Le dernier marathon budgétaire de la législature démarre ce mardi 18 octobre à l'Assemblée avec un budget 2012 d'austérité, le gouvernement affichant la priorité de réduire le déficit en pleine crise européenne de la dette, au risque, selon l'opposition, de casser la croissance.

"Intangible", l'objectif déclaré des ministres du Budget, Valérie Pécresse, et des Finances, François Baroin, est de ramener les déficits publics de 5,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2011, à 4,5% en 2012, avant 3% en 2013, plafond fixé par les traités européens. La France n'a plus enregistré un seul budget excédentaire depuis 1974.

Les grandes lignes des mesures qui seront discutées dans l'hémicyle sont connues depuis le plan d'austérité annoncé par François Fillon le 24 août pour tenter d'apaiser les marchés etpréserver le "triple A" accordé à la France par les agences de notation.

Si le gouvernement vante un budget "soigneusement dosé", avec un effort requis surtout des grandes entreprises et ménages aisés pour préserver la croissance et l'emploi, le PS dénonce un projet "injuste" affectant les classes moyennes et populaires et risquant de replonger la France dans la récession.

Un coup de rabot

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Moody's menace la note "triple A" de la France

Publié le 18-10-11 à 05:56    Modifié à 12:56     par Le Nouvel Observateur avec AFP     63 réactions

L'agence de notation est la première à jeter une ombre sur la note du pays.

Le siège de Moody's à Manhattan, le 6 août 2011 (RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA)Le siège de Moody's à Manhattan, le 6 août 2011 (RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA)

L'agence d'évaluation financière Moody's Investors Service a donné lundi 17 octobre un premier coup de canif à la sacro-sainte note "AAA" de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si sa perspective "stable" était toujours justifiée au vu de la dégradation de la situation économique.

"Au cours des trois prochains mois, Moody's va surveiller et évaluer cette perspective stable (de la note du pays), au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en oeuvre" les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, souligne l'agence de notation dans un communiqué.

La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part de Moody's (un "AAA"), comme de la part de ses grandes concurrentes Standard & Poor's et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d'emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

Pas encore une décision

Si la perspective de cette note devait être revue à "négative", cela impliquerait que Moody's serait susceptible de l'abaisser à moyen terme (le plus souvent à une échéance de trois à douze mois). Et la France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre le précieux talisman financier.

L'agence prend bien soin de préciser que cet examen entre dans le cadre de son étude annuelle sur les comptes de la France et qu'il ne s'agit pas encore - à ce stade - d'une décision sur la note du pays. Mais elle est la première des trois grandes agences de notation à jeter ainsi une ombre sur le "AAA" français.

La semaine dernière, Moody's avait encore confirmé la solidité de la note française, après l'annonce du plan de restructuration de la banque Dexia.

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Publié dans Au pays de Sarko

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